Histoire de la peinture automobile Depuis plus d’un siècle l’automobile n’a cessée d’évoluer; Le design, le confort et la sécurité, ne sont que les parties visibles et de
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Histoire de la peinture automobile

Depuis plus d’un siècle l’automobile n’a cessée d’évoluer; Le design, le confort et la sécurité, ne sont que les parties visibles et de cette évolution.
De manière plus discrète et moins perceptible pour la majorité des automobilistes, la peinture de carrosserie est devenue plus résistante, moins onéreuse, plus industrielle, plus technique, plus colorée, etc.…

Petite histoire de la peinture automobile

La naissance de l’automobile (Fin 1800 début 1900) connait une grande période d’hésitation et d’incertitude, de recherches et d’essais en tous genres. Les premières peintures étaient composées de résines naturelles, d’huiles et de vernis gras, de pigments minéraux ou végétaux et de solvants.
Initialement, ces peintures automobiles avaient pour fonction de protéger les surfaces métalliques, même si l’aspect esthétique était indéniablement recherché.
Ces premières peintures, étaient apposées manuellement à la brosse et demandaient outre l’application de nombreuses couches, des temps de séchages assez long.

En 1902 La société Ditzler Color Company (aujourd’hui PGP) produit une gamme de peinture spécialement destiné à l’industrie automobile et deviendra un an plus tard le fournisseur officiel de peinture pour la Ford Motor Compagny et principalement pour le célèbre modèle T (surnommée Tin Lizzie ou Flivver aux États-Unis).
Henry Ford aurait dit : « Un client peut demander cette voiture en n'importe quelle couleur, du moment que c'est noir. ». Pourtant la Ford T était commercialisée dès les premières années en noir mais aussi en bleu sombre, en vert sombre, en marron et même en beige. Henry Ford toujours préoccupé par la réduction des couts de production et de commercialisation avait choisi le noir en raison de son prix réduit et de la robustesse de cette couleur (Il faut rappeler que les peintures industrielles n’en étaient qu’a leurs balbutiements, tant en terme de coloration que de qualité).
Il est également intéressant de noter qu’Henry Ford sélectionna près de trente types de peintures noires différentes (selon des critères techniques et financiers). Celles-ci furent appliquées sur les différents composants de la Ford T, chacune choisies en fonction des exigences du composant (usure, coût, nombre de couche, temps de séchage, …).
En 1903 c’est au tour de Glasurit société allemande (qui produit encore aujourd’hui une large gamme de peinture automobile dont une partie spécialement destinée aux restaurations de véhicules anciens) de connaître une expansion internationale.

Avec l’industrialisation la peinture automobile effectue sa première évolution technologique. En 1907, Thomas Devilbiss, expérimenta le premier pistolet à peinture par pulvérisation en reprenant les essais réalisés quelques années auparavant par son père « Le Docteur Allen Devilbiss. Cette invention révolutionnera l’industrie automobile et constitue une avancée importante dans l’application des peintures.

Dans les années 1920 les peintures cellulosiques font leur apparition, elles sont appliquées manuellement au pistolet en plusieurs couches mais nécessitent encore un ponçage manuel entre chaque couche et un lustrage final pour obtenir la qualité, la dureté et le brillant nécessaire.

L’aspect esthétique est de plus en plus important avec l’industrialisation automobile. Le commerce et la concurrence obligent les industriels à innover et à proposer du choix dans la gamme de couleur.
Les liants cellulosiques, mélanique et époxy sont testés et parfois utilisés par l’industrie automobile et permettent le développement de gamme de couleur plus large et plus « vive ».

En 1932, ce sont les laques synthétiques et le vernis émaillé qui font leur apparition.

Vers le milieu du XIXe siècle, les progrès de la chimie permettent la mise au point de peintures glycérophtaliques qui seront utilisées dans l’industrie automobile, elles ont un pouvoir garnissant plus important, limitant à seulement deux ou trois le nombre de couche, le brillant est obtenu sans lustrage, permettant gain de temps et profit.
Rapidement les liants acryliques obtiennent les faveurs des industriels
Le temps de séchage est réduit mais reste encore assez long, incitant l’industrie automobile à concevoir des méthodes de séchage plus rapides. General Motor choisi de tester le séchage au four (les carrosseries sont « cuites » sur les chaines de montage en passant dans des fours à 140°) pour accélérer l’évaporation des résines acrylique et obtenir une surface de peinture beaucoup plus lisse

Le polyester et l’iso cyanate font également un passage éclair dans l’évolution de la peinture automobile.

Dès le début des années 60 George Devol et Josepf Engelberger (fondateur de la société Unimation inc) conçoivent le premier robot industriel. C’est dans l’usine automobile de General Motors de Trenton dans le New Jersey qu’il fut exploité pour la première fois. Ce robot se nomme « First Unimate » et ouvre le chemin à la robotisation des chaines de montage et aux robots à peinture.

1962 Les effets de peintures font leur apparition, il s’agit d’effet obtenu par l’application de couche de vernis souvent a base de polyuréthane et chargé en pigments ou autres composant a effet métallique, nacré, irisé, …

1968 : Ditzler Color Company devient PPG Inc. Au début du XXIème siècle, deux voitures sur trois construites en Europe et en Amérique du Nord bénéficient de la technologie et du savoir-faire de PPG Inc.

1970 voit apparaître des nouveaux procédés de séchage (par polymérisation) rendu possible grâce aux peintures synthétiques (acrylique, polyuréthannes, …) à deux composants. La peinture est plus dure, et brillante, sa résistance au solvant permet un réchampissage plus aisé.
Les peintures subissent encore quelques évolutions permettant de réduire les temps de séchage, d’augmenter dureté et brillant.

Une directive européenne pour l’environnement impose en 1999 le remplacement progressif des peintures acryliques thermoplastiques … par des peintures hydrosoluble et hydrodiluables supprimant ainsi les COV (Composants Organique Volatiles) qui ont une influence malheureuse sur la couche d’ozone.

2003 Après quatre années de recherche, la division Carrosserie de PPG présente un vernis spécifique capable d’éviter la formation de rayures et de micro-rayures : le CeramiClear hautement résistant aux rayures et micro-rayures et particulièrement brillant. Cette nouvelle innovation technologique est le fait de l’usage des « nanoparticules » développées et brevetées par PPG.
Le Ceramiclear est solide et dur en surface tout en restant flexible en profondeur, permettant ainsi d’affaiblir les agressions. A nouveau vernis, nouveau polish également proposé par PPG (le SPP1001).
La SLK de Mercedes-Benz, est l’un des premiers modèles à recevoir une la nouvelle peinture anti-rayures. Selon Mercedes-Benz, les nanoparticules contenues dans le vernis transparent de finition multiplient par trois la résistance aux rayures et assure un brillant éclatant et durable.
Nissan est également dans la course à l’innovation en matière de peinture automobile, son bureau d’étude a développé début 2000 « Scratch Guard Coat » une peinture anti-rayures sur le même principe que c’elle proposé par PPG, a savoir une couche inférieur plus tendre qui devrait rester élastique pendant quelques années pendant lesquelles si la peintures est agressée, elle se régénère automatiquement.
Selon Nissan, une éraflure peut s’atténuer en quelques heures (jusqu'à plusieurs jours), le processus étant fortement lié aux conditions atmosphériques. Bien que nous n’en soyons aujourd’hui qu’au balbutiement de cette nouvelle technologie et qu’elle marque une véritable évolution, elle n’en a pas moins des lacunes. Les automobiles ainsi traitées ne bénéficie des biens faits que pendant quelques années (d’après les informations recueillies de trois a cinq ans), d’autre part ces peintures et vernis particulier doivent être traité différemment par les artisans esthétique automobile et souvent il est nécessaire d’adapter les soins et les produits. Les premiers véhicules à bénéficier de la technologie Nissan sont les EX 35 d’INFINITI (la marque de luxe de Nissan)
Nissan innove encore en matière de peinture automobile et annonce au monde entier la future commercialisation d’une peinture paramagnétique capable de changer de couleur à la demande.
Il s’agit plus précisément d’une peinture polymère contenant des cristaux d’oxydes de fer qui peuvent à l'aide d'un courant électrique s’arranger différemment et ainsi modifier leur réflexion à la lumière, ayant pour effet de changer de couleur. Cette technologie devrait être commercialisée courant 2010.

Histoire - 2010-01-27 12:22:57 - Fabrice W.
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