
Les voitures anciennes ont la cote !
La fin des années 80 et le début des années 90 connut une étonnante période de spéculation financière. En 1983 Ronald Reagan réduisit les impôts des contribuables américains, qui en l’espace de quelques mois se précipitèrent en Angleterre pour dépenser leur excédent de revenus en " voitures de collection ", accélérant encore la spirale inflationniste et provocant une véritable hausse des automobiles " Classic ".
Dans ce même temps, en Angleterre, les taux d’intérêt étaient au plus bas, l’immobilier et les profits financiers atteignaient des sommets.
Le fisc n’ayant jamais songé à taxer les gains en capital sur les automobiles de collection, des spéculateurs et des investisseurs opportunistes arrivèrent sur le marché, générant un engouement inattendu pour ce nouveau loisir automobile faisant grimper la cote des véhicules " Classic " de plus de 550% (en moyenne).
Le Krach d’octobre 1987 du marché obligataire puis des marchés d’action, en 1989 les Junk bonds et la bulle japonaise, en 1990 la Guerre du Koweït, en 1992 la crise du système monétaire européen à l’occasion du référendum français sur le traité de Maastrich, en 1993 le système monétaire européen et en 1994 la correction brutale du marché obligataire mirent fin au boom spéculatif.
Depuis la fin du boom spéculatif des années 90, les prix ont repris une accession progressive, et le marché est essentiellement aux mains d’amateurs et de passionnés. Il connait à nouveau une accélération, ces trois dernière années, certains modèles important ont doublé, voire triplé de valeur, mais la spéculation est moins vive et exclusivement orienté vers les automobiles d’exception, profitant néanmoins au reste du marché des " Classic ".
Les turbulences récentes sur le marché financier mondiaux et les risques liés aux investissements vont à nouveau pousser de plus en plus de gens vers les voitures " Classic ".
Le risque de perte financière y est considéré et très faible, et la possibilité d’engranger un bénéfice n’est pas à exclure !
La plupart des automobiles débutent leur vie avec une cote estimée par le constructeur et diminuant dès sa mise sur le marché. Pour devenir une cote de l’occasion selon l’âge, le kilométrage et le nombre de propriétaire.
Pour enfin atteindre une valeur minimum absolue à ce stade l’automobile finira à la casse, ou deviendra une " Classic " et sa cote ne cessera de grimper plus ou moins vite selon les modes.
Cette évaluation a été effectuée sur base des prix moyens affichés dans différents médias (revues, site et forum d’annonces). L’évaluation a été effectuée sur base de 10 modèles de marque et de type différents : Austin Mini Cooper (63-69), MGA (55-62), Jaguar XK150 (57-61), Ferrari Dino 246GT (69-74), Triumph TR6 (69-76), Volvo P1800 (61-73) Porsche 356B (59-63), Fiat 500D (57-77), Citroen 2CV, Austin-Healey 3000 (59-68).
Le schéma illustre une augmentation moyenne de 851,67% en 29 ans. Le « boom » du début des années 90 représente à lui seul une augmentation de plus de 550%. Ce qui signifie que ces 20 dernières années la cote moyenne des « Classic cars » a grimpée de près de 300%.
L’évaluation est axiomatique et ne tient pas compte de l’inflation de la monnaie. Il faut également noter que certains véhicules sélectionnés influence fortement la hausse de la courbe sur les dernières années. Ainsi une Austin Mini Cooper a progressé de plus de 5000% en 30 ans, sans pour autant être un véhicule de choix en matière de spéculation étant donné son " faible cout d’achat " (+/- 7500€ aujourd’hui, contre +/- 100€ en 1975) et le rapport qu’il pourrait engendrer.
A l’inverse, une Ferrari Dino 246GT explose la courbe, lors du « boom » de 80-90 (+/-300%) et depuis 2003 ne connait qu’une faible croissance (+/- 110%) mais ce véhicule avoisine aujourd’hui les 100.000€ d’où l’intéret pour les spéculateurs.